La place de la croyance pour l’Homme depuis la nuit des temps
Croire en Dieu, est-ce que cela choque l’opinion publique ? Il m’apparaît que non. Par contre, il semblerait bien qu’oser déclarer que l’on croit en une entité telle que le Moi supérieur fasse couler plus d’encre, voire apeure. Pourquoi ? Serait-ce la crainte de dérives telles que l’appartenance à une secte qui pourraient freiner certaines personnes ? Pourtant la religion elle-même comporte ce même risque, la différence est qu’elle reste socialement acceptée de par son ancrage dans notre histoire.

Selon Freud, la religion satisfait la curiosité humaine, apaise l’angoisse et entretient l’espoir. C’est doté d’une grande clairvoyance qu’il a fait apparaître pourquoi la science ne peut pas rivaliser avec la religion. Cela s’est avéré être le constat amer d’un homme de science athée. Même si sur le plan théorique, la science est supérieure, ses limites l’obligent à laisser une place à la religion et à ses mystères.
William James, psychologue américain, appréhende la psychologie du croyant dans son ouvrage The Variety of Religious Experience. Il déclare que les croyances religieuses ne se situent pas dans le registre du vrai ou du faux. Elles trouvent leur sens dans l’accompagnement des croyants en les aidant à retrouver paix et sérénité lors des épreuves de la vie.
Religion et croyance en une entité Supérieure s’articulent avec méditation
La méditation consiste en le fait de lâcher toute forme d’action ou de distraction pour être présent, à soi et au monde. La conscience de son souffle, de son corps, du flot de ses pensées, des sons environnants permet la méditation. Il existe des méditations de pleine conscience (Mindfulness, en anglais), chrétiennes, bouddhistes, musulmanes… La méditation de pleine conscience, largement pratiquée chez nous, est une technique laïque élaborée par Jon Kabat-Zinn, chercheur en biologie moléculaire, passionné de méditation et de yoga, à partir du corpus des méditations bouddhistes. Concrètement, la méditation permet de faire entrer la simplicité dans sa vie face à notre mode de vie axé sur la performance, notamment. Elle a le pouvoir de limiter le stress toxique pour le corps et donc les ruminations, les inquiétudes, ou encore, le sentiment de découragement.
L’on ne peut le contester, la science atteste des effets bénéfiques de la méditation
Les neurosciences montrent effectivement que le cerveau des méditants réguliers se modifie anatomiquement (c’est la neuroplasticité), ce qui explique les changements obtenus en matière de capacités attentionnelles ou émotionnelles. Aujourd’hui, des centres hospitaliers universitaires (CHU) proposent des soins s’appuyant sur la pleine conscience, adossés à des enseignements universitaires.
La « neuro-psycho-immunologie », à savoir, la branche scientifique de la psychosomatique, nous prouve que la méditation a le pouvoir de diminuer les marqueurs biologiques de l’inflammation, d’améliorer l’immunité à médiation cellulaire, de freiner le vieillissement cellulaire,… Ce n’est pas une révélation, le corps et l’esprit sont très étroitement liés. L’apparition de la méditation de pleine conscience s’inscrit pleinement dans l’évolution contemporaine de la médecine. Soigner le corps par l’esprit est possible.
La libération d’hormones liées au bien-être spirituel
Les études portant sur les hormones sécrétées pendant une séance de Reiki semblent rares, malgré l’intérêt croissant pour cette pratique. Néanmoins, une étude sur la variabilité de la fréquence cardiaque pendant le Reiki a été publiée en 2004 dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine. Selon cette étude, la constatation d’une augmentation significative de la fréquence cardiaque suggère une activation du système nerveux parasympathique associée à un état de relaxation lors d’une séance de Reiki.
Quant à la pratique régulière de la méditation, elle entraîne une diminution de la production de cortisol, l’hormone du stress, en stimulant la sécrétion d’ocytocine (hormone de l’apaisement, de l’empathie), d’endorphines (hormones du bien-être) et de sérotonines (hormones du bonheur).

D’abord, l’ocytocine est favorisée grâce à des conversations agréables, des mots affectueux, une ambiance conviviale, le partage de moments chaleureux,… L’ocytocine est associée à des sentiments de connexion sociale, de confiance et de compassion. Concrètement, notre corps en produit lorsque nous prenons soin d’autrui ou lorsque nous bénéficions d’une relation bienveillante.
Puis, l’endorphine est une substance chimique qui agit comme un analgésique naturel, ce qui peut soulager la douleur, et qui induit une sensation de calme, de relaxation et de bien-être.
Enfin, la sérotonine est un neurotransmetteur associé à l’humeur et au bien-être. Outre méditer, profiter du soleil, faire de l’exercice ou du yoga et prendre soin de soi sont autant d’activités qui peuvent en déclencher la libération. L’augmentation des niveaux de sérotonine peut contribuer à améliorer l’humeur et réduire les symptômes de la dépression. Le bien-être induit par la sérotonine et l’ocytocine serait plus durables que celui sécrété par les endorphines et la dopamine.
Notons qu’une étude publiée en 2017 dans le journal Scientific Reports a associé une augmentation des niveaux de dopamine à la méditation de pleine conscience. La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans la motivation, le plaisir et la récompense. Cela peut contribuer à une sensation accrue de bien-être et de satisfaction.
La sécrétion des hormones du bonheur, à savoir, de l’ocytocine, l’endorphine, la sérotonine et la dopamine est liée à des choix spécifiques de mode de vie, d’exercice et d’alimentation. Ces quatre substances sont fondamentales pour maintenir une bonne santé physique et mentale. La pratique du yoga contribue donc également à la production de la sécrétion de ces hormones du bonheur.
Aussi, un article de Science et Vie affirme que l’état méditatif peut induire durablement des modifications chimiques de l’ADN et même le renforcement de certaines zones cérébrales. Les méditants régulent mieux leur cortisol, donc leur stress, ce qui induit la préservation des télomères et le ralentissement de l’horloge génétique. Les télomères qui sont situés à l’extrémité de nos chromosomes, à savoir nos brins d’ADN, les empêchent de la sorte de s’effilocher ou de se détériorer. Ce raccourcissement des télomères est lié à l’âge, à l’inflammation et au stress. L’horloge génétique, quant à elle, fait référence à notre âge biologique, donc au vieillissement de nos cellules.
Le mot de la fin
En conclusion, au cours de l’Histoire, l’être humain a toujours eu besoin de croire en quelque chose. Peu importe comment il l’appelle finalement. Même celui qui se dit athée a certainement songé un jour « Faites que ceci ou cela… », voire même en croisant les doigts et en touchant du bois.
Par ailleurs, nous vivons dans un monde où le stress quotidien s’intensifie constamment, il devient d’utilité publique d’apprendre à le gérer. L’équipe de Sudha Seshadri, de l’université du Texas à San Antonio, a évalué le stress chez l’homme en bonne santé. Elle en a tiré la conclusion que le stress réduit le volume du cerveau et altère les fonctions cognitives telles que l’attention et la mémorisation. Nous l’avons vu, une activité favorisant le bien-être spirituel, notamment, contre les effets du stress et est à l’origine de la sécrétion d’hormones dites de bonheur, gage d’une bonne santé physique et mentale.
Ma réflexion est celle-ci : Peut-on continuer à agir systématiquement de façon curative ? Ne faudrait-il pas nous conscientiser sur l’importance de la prévention par les soins de l’esprit en faveur de notre corps ? Cet état d’esprit consiste en la mobilisation de ses propres ressources sans plus attendre que la guérison vienne seulement et systématiquement de l’extérieur. Il s’agit d’allier les bienfaits de la médecine allopathique à ceux de la méditation ou toutes autres techniques basées sur la spiritualité.
Ankh by Nicolas – lieu dédié au bien-être et à la spiritualité à Ath.
Reiki – Lithothérapie – Guidance spirituelle – Cartomancie – Méditation
Alvarez, C., André, C., Gueguen, C., Kotsou, I., Lenoir, F., Lesire, C., Lopez, F., Ricard, M. (2017), Transmettre, ce que nous nous apportons les uns les autres, Editions J’ai Lu Bien-être.
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https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurobiologie/le-stress-retrecit-le-cerveau-16017.php
https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2023/08/comment-vivre-heureux-grace-a-nos-hormones
https://www.cairn.info/revue-etudes-2018-12-page-49.htm
https://www.scienceshumaines.com/pourquoi-croit-on-en-dieu_fr_14492.html
Quel est le rôle de la religion? Freud.
